vendredi 14 février 2025

Lego : Looney Tunes "Tweety amoureux"

Ce set, n°40824, est destiné à un public 12+. Il comprend 412 pièces. Ce Lego coûte 34,99€. J'ai mis environ 1h20 à la construction. Ce set n'est pas prévu pour l'approche "builder together", mais libre à vous de demander une aide extérieure en cas de doute.

Tout d'abord nous commençons par la construction de Tweety, en trois blocs : la tête, le corps, les pattes. La tête s'articule sur une boule, intégrée au le corps. Les pattes sont articulées également : sur la patte gauche, il y a un creux de prévu, afin de pouvoir fixer Tweety sur le support.

En deuxième partie, nous créons le bloc qui va accueillir l'oiseau. Il y a plusieurs niveaux, la finition se termine par des briques arrondies, comme si Tweety était réellement sur un nuage. Sur l'arc, vous remarquerez un cœur : il est prêt à dégainer !

 

 

 
Entre les deux cœurs, côté droit, vous pouvez voir un bloc qui ressort. C'est grâce à cette excroissance que Tweety va s'imbriquer. Il est en version Cupidon, avec un arc dans son aile droite. Le bouquet de fleurs n'est pas oublié.

 

 
Une construction très agréable, qui ne prend pas beaucoup de temps. Le guide est assez clair, juste un passage moins évident au niveau des pattes. Tout est dans des formes arrondies : le corps de Tweety, le support nuageux. Les ailes sont mignonnes.

"Les ogres" de Victor Castanet

Deux ans et demi à rencontrer des puéricultrices, des parents, des enfants. Crises de larme en allant à la crèche, presque une heure pour que l'enfant s'apaise une fois rentré à la maison, ils rentrent en ayant faim, un poids dans la partie très basse de la courbe (et qui remonte dès qu'il y a un changement de structure comme le passage au CP avec nouvelle école ou nouvelle crèche)... Le système est coûts à la baisse : un repas est à 3€ par enfants, deux professionnelles pour quinze enfants, pratique du surbooking (sur un malentendu il y aura des désistements)...

 

Il y a eu le décès d'une fillette de 11 mois. C'est aussi un enfant qui a avalé une pastille de détergeant car le rangement n'avait pas pu se faire dans les temps. Les auxiliaire craquent et qui auront des gestes violents : attraper un enfant par le col (les pieds ne toucheront pas le sol), mettre des enfants dehors sans chaussures ni manteaux dans le froid de l'hiver pour les calmer ("Oui ce n'était pas la meilleure solution mais sur le moment nous n'avons pas su quoi faire d'autre")...

 Des équipes débordées, qui doivent assurer le rendement : le taux d'occupation qui dépasse parfois les 100%, mettre en place de la décoration pour rassurer (si ça fait joli les parents vont signer) mais pas de budget pour des jouets...

mercredi 12 février 2025

"D-day stories" de Wallace et Tonda

Avec ce manga de 130 pages, extras inclus (dessins préparatoires et double page sur la véritable histoire d'une famille), nous sommes dans le débarquement : la catastrophe de l'opération Jubilee à Dieppe, les arrivées sur plages (Utah Beach...)... Le parachutiste à Sainte-mère-église, bloqué sur le clocher, n'est pas oublié.

 

Les alliés font face aux feux nourris sur les plages, aux évacuations de blessés. Lors de la percée dans les terres, les routes sont potentiellement des cibles : des embuscades... Plusieurs commandos sont cités.

C'est aussi le départ des Nazis, ils n'hésitent pas à brûler des bâtiments, abattre des individus : car d'un côté il y a l'arrivée des alliés, et en face les envahisseurs, présents sur le territoire depuis plusieurs années, implantés. Une percée libératrice face à la fuite.

Nous voyons comment les habitants voient l'arrivée des alliés, la libération : il y a des affrontements armés (bruits d'armes), des survols en avion, des explosions... Les familles ont vécu l'arrivée de l'envahisseur, les privations : nous ressentons la peur, que se passe-t-il encore ?

mardi 11 février 2025

"5 septembre" de Tim Fehlbaum

Sorti en salles le 5 février 2025 (classé tout public), ce film revient sur la prise d'otages des Jeux Olympiques de Munich en 1972. Tout avait bien commencé. Côté sportifs, une équipe israélite était présente : une avancée diplomatique pour l'Allemagne, d'une point de vue historique, un message d'apaisement. Ce sont les premiers J.O qui sont retranscris à la télévision. Il y a une liesse parmi la foule. Des sportifs sont interviewés.

Noms sommes dans les studios d'un journal télévisé. L'équipe est à sa place, ça jongle entre les caméras présentes sur les bords des terrains sportifs, le journaliste sur le plateau, les techniciens qui passent d'une caméra à l'autre pour la diffusion... Au changement d'équipe, le briefing se passe bien.

Il fait nuit. C'est la pause cigarette, sur la plate-forme au bout du couloir. Deux collègues discutent... Et des coups de feu retentissent, du côté du village olympique... L'inquiétude gagne l'équipe, "oh ce n'est rien peut-être juste un feu d'artifice"... Mais un appel va changer la donne : des coups de feu ont bien été entendus par d'autres personnes... Une patrouille de police arrive sur les lieux... Et c'est le début du branlebas. La question du direct / rediffusion se pose : personne ne peut prédire ce qui va se passer, peut-être qu'un otage sera abattu, pouvant choquer les spectateurs et surtout les familles.

Il y a aussi l'envers du décors, avec une gestion des égos. Une technicienne est nouvellement embauchée pour des traductions par rapport à l'allemand, une personne décidera et réussira à se connecter sur le canal radio de la police allemande... Un coordinateur a l'opportunité de faire ses preuves en prenant des risques... Mettre sur le terrain des reporters, au plus près de l'action, pour réunir un maximum d'images... Et la question : comment nommer les personnes qui retiennent les sportifs ?

Grâce au canal de la police et à la traductrice, ils réussiront à glaner la trame : les terroristes vont embarquer les otages, direction un aéroport, pour quitter le territoire. Mais quel aéroport ? Par quel moyen de transport ? L'arrivée d'informations contradictoires va être difficile à traiter. Il semblerait que tous les otages aient été libérés... Un fax l'atteste... Mais quelques minutes plus tard, une autre information va arriver : la fusillade, sur le tarmac de l'aéroport en pleine tentative de fuite, est toujours en cours... Il va falloir trouver les bons mots, le bon ton pour annoncer la triste nouvelle. 

Une approche comme si nous étions derrière l'écran de télévision : nous faisons avec les informations qui arrivent au compte goutte, à prendre avec des pincettes ("il semblerait que les otages soient libérés et en vie"), au même titre que les journalistes. Le générique de fin n'oublie pas de rappeler le nombre de victimes (11 otages, 1 policier et 5 terroristes), et le nombre de téléspectateurs qui ont suivi ce drame en direct (900 millions).

"Les fossoyeurs" de Victor Castanet

Journaliste d'investigation, Victor Castanet a passé plus de trois ans à rencontrer des familles, des praticiens, des responsables d'Ehpad pour fournir ce livre de 380 pages. Pendant ces explorations, il a eu à disposition un conseil juridique afin de trouver le juste milieu dans ses propos, et une protection.

Chiffre d'affaire à six chiffres (minimum), réduction des changes (3 par jour par pensionnaire peu importe qu'il en ait besoin de plus ou pas), dénutrition... Personne bloquée dans sa chambre par un drap qui bloque la poignée, chutes (et patient qui reste par terre longtemps), escarres... 

Des enfants qui organiseront la fuite de leur parent, des combats juridiques pour contester des facturations excessives (alors que l'institution leur doit de l'argent). Rares sont les responsables, aussi bien directeur d'établissement que de groupe, qui acceptent de répondre aux questions de Vincent Castanet : il sera même pointé du doigt, comme le méchant loup qui refuse d'écouter l'autre version des faits.

La pandémie de Covid-19 va révéler d'autres problématiques. Comment est-il possible que sur 80 ou 90 lits, il n'y ait qu'un seul mort déclaré lié à la Covid-19 ? Sans oublier la pénurie de masques, de blouses de protection... Les Ehpad n'étaient pas prêts à cette organisation, à savoir séparer les cas avérés des suspicions (sans oublier de mettre à l'écart ceux qui sont à priori sains)... Avec leurs coupes dans les produits (alimentation rationnée à 2 biscottes au petit-déjeuner, linges pour les soins...), en plus de l'âge du public, il n'est pas étonnant qu'ils aient été fortement touchés.

samedi 8 février 2025

"En fanfare" de Emmanuel Courcol

Sorti au cinéma le 27 novembre 2024, j'avais manqué la première période de diffusion... Thibaut est un chef d'orchestre de renommée internationale. Alors qu'il réalise des tests pour trouver un donneur compatible, il découvre qu'il a été adopté : sa sœur n'est pas sa sœur biologique, et il a un frère... Jimmy est un employé dans une cantine scolaire et joue du trombone dans la fanfare de sa ville.

Après une rencontre houleuse, des reproches (jamais très loin tout du long du film mais surtout au démarrage), Thibaut et Jimmy vont se lier grâce à la musique. L'usine, dans la ville du Nord, est en faillite, les musiciens se relayent jours et nuits après l'enlèvement de machines sans avoir été prévenus : les instruments finiront par arriver dans l'usine... Idée de génie : organiser un concert dans ces murs... Mais la maladie va en décider autrement.

La greffe est un sujet jamais bien loin : il sera le début et la fin du film. La greffe va prendre, puis ce sera le rejet... Il y aura suffisamment de temps pour les deux frères de créer un lien, de permettre à Jimmy d'avoir de nouvelles perspectives et de rendre hommage à Thibaut de son vivant, de donner de l'espoir (même si l'usine ferme et certains salariés sont reclassés, s'ils peuvent au moins réussir la fanfare...). 

La relation fraternelle va démarrer de manière particulière avec cette demande de don de moelle osseuse. Pour finir par manger un kebab avec des bières le long du canal, et apprendre à conduire en étant rond comme une queue de pelle (dégrisement à la clef) : si tu avais eu un prénom normal ici ç'aurait été Jordan, ouais et par chez moi plutôt Jean-Baptiste.

"Trois vies par semaine" de Michel Bussi

Un cadavre, trois femmes qui réclament le deuil. Il faut dire que sur les photos fournies par les trois femmes, les trois hommes se ressemblent énormément... Dans la voiture de la victime, trois pièces d'identité sont trouvées : un visage quasi identique, la même date de naissance mais 3 villes différentes (et à des centaines de kilomètres les unes des autres). Des vrais triplés ? D'une rareté... Sans compter que les parents auraient déclarés les naissances dans 3 villes différentes ? Sur les 3 profils, une seule semble viable. Là où les choses vont être déroutantes, c'est que les papiers sont identifiés comme authentiques...

 

Au-delà du coup réussi par cet homme, il y a le passé qui revient au galop. Car quelqu'un en veut à un de ces trois personnalités, ce qui va mettre en danger les trois femmes et leurs enfants (pour celles qui en ont). Connaissez-vous vraiment votre compagnon ? Nous trainons tous des casseroles...

Vous avez beau déménager, voire même carrément changer de pays, quand une personne a décidé qu'il aurait votre peau (ou celle de votre famille si vous n'existez plus), il est prêt à tout. Absolument tout. Pour vous avoir, faire souffrir.

Puisqu'ils sont authentiques, comment ces vrais papiers ont-ils pu être créés ? Comment les naissances ont-elles été déclarées ? S'agit-il de sosies ou d'une excellente organisation de la part du même homme ?

Saga ciné "Insidious"

Le premier film est sorti en juin 2011, puis octobre 2013, "La dernière clef" en janvier 2018 et "The red door" en juill...