vendredi 7 février 2025

"Paddington 3 : au Pérou" de Dougal Wilson

Sorti au cinéma le 5 février 2025, le 3ème opus de la franchise propose de nouvelles aventures ! Pour mémoire, dans le 1er film, Paddington arrivait à Londres et découvrait la vie dans cette ville auprès d'une famille haute en couleurs. Dans le 2ème opus, il faisait face à une thanatopracteur qui voyait l'ours empaillé parmi ses trophées... Au cours de ces 2 films, nous étions principalement en Angleterre.

En toute logique, vu le titre de ce nouveau film, Paddington va devoir traverser l'Océan afin d'explorer le Pérou. Excellente coïncidence, il vient de recevoir son passeport ! Il peut donc quitter le territoire. L'arrivée d'un courrier va provoquer ce voyage : la Tante n'est pas au mieux de sa forme mentale...

Au même moment, Harry Brown se voit mis sur la sélecte au travail : plutôt que d'établir des fiches sur les risques, il est encouragé à vivre le risque ! Quoi de mieux qu'un voyage au Pérou, au milieu des mygales violettes ? Quant à Jonathan, ce sera l'opportunité de quitter sa chambre. Pour Judy, ce sera un plus pour sa candidature à l'Université. Et la mère, Mary, elle était justement en quête d'un nouveau souffle pour sa vie... Quant à la grand-mère, ce voyage va la faire changer d'air.

Le couvent de repos, où logeait la Tante, va voir arriver toute une famille : cela va les changer de leur mission auprès des ours retraités, même s'il y a l'animation loto... Rapidement, une salle secrète est découverte, la Révérende Mère n'est pas très claire et la famille (exception faite de la grand-mère restée au couvent) se retrouve face à un homme très (trop) intéressé par le périple sur un site mythique jusque-là jamais trouvé...

Ce voyage sera bénéfique pour tout le monde. Paddington va découvrir ses origines. Judy va écrire, qui plus est un carnet de voyage : aventure et écriture, une porte s'ouvre pour rejoindre une association à l'université. Jonathan va enfin parcourir des salons avec ses inventions. Et surtout, un père va enfin tisser un lien avec sa fille.

Lego Ideas : The nightmare before Christmas (L'étrange Noël de Mr Jack)

Dans la gamme Lego Ideas, je demande la création issue du film de Tim Burton ! À destination d'un public 18+, ce set 21351 comporte 2193 pièces, 3 livrets de constructions (un livret par bloc), 6 figurines, un feuillet d'autocollants et une pochette avec 2 pièces de tissus. Il y a 16 sachets de briques. Cette construction peut se faire en solo ou avec Builder Together : je l'ai fais en solo (avec une aide extérieure parfois...). Il coûte 199,99€.

 

 

Premier montage, la mairie ! Vous utiliserez une banderole en tissu : la décoration de citrouilles sur le fronton. J'ai demandé une aide pour le contour de la fontaine : je n'arrivais pas à clipper correctement le contour gris autour de la marre verte.

Et c'est parti pour le deuxième montage : la maison biscornue, qui ira au centre du montage final. Les finitions sont superbes : le sapin de Noël coloré, la salle avec le tableau... Les perspectives se font grâce aux briques biseautées.

 
 
La rambarde grise n'a pas été évidente à construire : mettre en place la bonne pièce articulée dans le bon sens, celle qui a l'effet brique à double face (un côté pierre et un côté plus lisse)... Les citrouilles, dalles donnent un effet déstructuré, laissé à l'abandon.

Nous construisons les différentes parties en 4 temps : la base avec l'escalier et le jardin, le support de la maison (un bloc), la porte d'entrée, la salle et enfin le toit. Tout s'imbrique ensuite et fait monter la maison. L'effet est bluffant avec ce côté base fine vers une hauteur large. Le montage s'imbrique à la mairie.

Enfin, nous attaquons le troisième bloc : le cimetière ! Avec le fameux arbre, qui se déroule lorsque Jack marche dessus. Nous retrouvons le chien Zero. Certaines pierres tombales ont droit à des autocollants. Ce troisième bloc rejoint les deux autres. Il n'y a plus qu'à ajouter les figurines.

 

Un montage m'a pris une dizaine d'heures. Les tons d'automne correspondent bien au film, à l'atmosphère de cette période de l'année. Les touches Halloween restent soft, un côté enfantin. Les colonnes de la mairie donnent un aspect pas droit, alors que la maison joue sur les briques biseautées.

Petite aide obtenue pour mettre en place la queue de pie de Jack : pliage que je n'ai pas compris en regardant le guide...

mercredi 5 février 2025

"J'étais son esclave" de Lydia Hadjara, avec Elsa Levy

En 2024, Netflix avait proposé une mini série de 4 épisodes autour de la mouvance de Raël. Lydia avait 4 ans lorsqu'elle intègre ce groupe lors de week-ends et de vacances, ses parents invitent ou sont invités par des raëliens.

 

Son premier rapport sexuel s'est fait sous la contrainte, elle n'était pas consentante. Lydia apprendra des années plus tard, que ce rapport était commandité par Raël : il décide des filles, du moment et de l'homme. Les rapports avec Raël ne sont pas édulcorés, Lydia parle même de dissociation pendant les actes.

À l'adolescence, elle sera sortie du mouvement, suite à un signalement. Une période compliquée. Jusqu'à ce qu'elle reçoive une lettre de Raël, qui l'invite, à sa majorité, à revenir parmi eux, il a hâte. La bouffée d'air à ce moment là. De ses 18 à 25 ans, elle sera à nouveau dans le mouvement. Elle va signer un contrat, sans le lire, tout du moins pas sur le moment : elle se retrouve à disposition du Prophète, à toute heure du jour et de la nuit, quelle que soit la demande...

Ce n'est qu'après son évasion, une fois adulte que Lydia va voir l'épisode de Ciel mon mardi, où Raël est sur le plateau, confronté à un homme qui apporte des révélations sur la réalité du mouvement. Elle se rend compte qu'elle n'est pas la seule, que le problème ne vient pas d'elle, qu'il y a bien quelque chose de très glauque.

Elle a regardé la mini série sur Netflix, bien loin de la réalité de ce qui est vécu par les adeptes. Il a fallu se faire violence pour aller jusqu'au bout de ces quatre épisodes. Un seul moment est réellement révélateur du comportement déviant du fondateur.

La reconstruction a été en dents de scie. Son compagnon a accepté certaines choses sans poser de questions, jusqu'à ce qu'il tombe sur l'historique de mails de Lydia, provoquant une longue période de crise. Lydia trouvera une voie professionnelle, avant de sombrer dans la dépression : elle demandera son internement. Et ce sera plusieurs années à faire des allers-retours entre les soins, l’accalmie, le retour en soins... Garde exclusive des enfants à son compagnon, puis garde alternée, la joie des moments de calmes sans conjoint.

lundi 3 février 2025

"Tata" de Valérie Perrin

Agnès reçoit un appel de la police : sa tante est décédée. Il y a forcément une erreur : sa tante a été enterrée il y a trois ans... Les réponses se trouvent peut-être dans la maison de Colette. Elle y découvrira un nombre fou de cassettes où sa tante a enregistré des mémoires : échanges, souvenirs... Révélations.


Alors nous sommes sur un roman de 632 pages autour d'une enquête sur deux questions : qui a été enterré il y a trois ans, et qui est réellement sa tante. Agnès va se farcir les heures d'enregistrements et découvrir une enfance chaotique, une histoire d'amour refoulée... Entre deux, Agnès va obtenir l'autorisation d'inhumer, mais exhumer l'autre corps pour découvrir qui est là, c'est une autre paire de manches.

Mais arrivée à 350 pages, j'ai refermé le livre. Les histoires familiales ne se résolvent pas rapidement, mais c'est lent, long. Rebondissement sur rebondissement, cela finit limite par être tiré par les cheveux : une femme était amoureuse de sa tante, quelqu'un d'autre est dans le caveau, une carrière refoulée... Arrivé à un moment, je n'arrive plus à enregistrer les informations, les péripéties.
 
À cette enquête sur sa tante, vous rajoutez les problèmes de couple d'Agnès... Des rancœurs envers l'ex-mari qui part en vacances au soleil avec leur fille, et surtout sa nouvelle compagne.

"Babygirl" de Halina Reijn

Sorti en salles le 15 janvier 2025, avec Nicole Kidman en tête d'affiche, la campagne de promotion avait l'air d'envoyer du lourd : l'épouse commet l'adultère, la sexualité au féminin... Nous nous retrouvons face à une PDG intransigeante, qui laisse trainer l'entretien d'une salariée au sujet d'une promotion... Et un troupeau de stagiaires envahit les locaux, et l'un d'entre eux la choisit elle comme mentor. Et voici Romy et Samuel.

Sa femme rentre quasiment au petit matin, éméchée, bourrée : le mari ne se pose pas de questions sur cette "soirée au travail qui va finir tard". Sérieusement ? Sans oublier qu'il n'y a aucune excitation de l'interdit, ce côté cloisonnement entre le mari et l'amant avec ce fil "je pourrais me faire attraper".

À son mari, elle annoncera "Chéri j'ai des goûts intimes très particuliers". Je m'attends à de l'échangisme ou du BDSM, une atmosphère Cinquante nuances de Grey, ou quelque chose de vraiment plus sombre. Que nenni. Elle aime bien être à quatre pattes pour lécher du lait dans un coupelle... Et le faire avec un petit jeune de 30 ans de moins, un fantasme classique...

Toujours côté sexualité, j'ai l'impression d'avoir deux adolescents en train de chercher ce qu'ils aiment, ou aimeraient expérimenter : quelques sommations données sur un ton assez strict de temps en temps, avec un côté qui se veut dominateur, le reste du temps personne ne prend les choses en main. Il n'y a pas d'effeuillement, de massage sensuel, ni même d'ébauche de rapport sexuel... Une seule fois, nous voyons les deux amants allongés au lit.

Le mari va littéralement sortir de ses gonds à l'annonce des tromperies de sa femme, heureusement, un élément réaliste. Chacun va réagir à sa façon, encore une fois une phase tout à fait plausible. Oui, il y a tout de même des éléments positifs. Mais le rabibochage est très rapide, en quelques secondes, à croire que le pardon pour une tromperie régulière avec le même amant pendant plusieurs semaines passe comme une lettre à la poste. Les enfants passent rapidement l'éponge d'avoir vu leurs parents détruits par cette histoire, j'irais même jusqu'à dire qu'ils respirent la joie de vivre bien qu'ils voient leurs parents sombrer.

"Le choix du pianiste" de Jacques Otmezguine

Sorti en salles le 29 janvier 2025, Oscar Lesage campe le pianiste François Touraine dans les années 1920. Son père verra d'un très mauvais œil que son fils prenne des leçons de piano, ce n'est pas mâle, en revanche pour sa fille il n'y a aucun problème. Mais le jeune François pourra compter sur sa mère pour prendre des cours en secret pendant 5 ans, mais le père n'est pas dupe, il sait que son fils ne va plus aux cours d'escrime...

François va se faire un nom, au point d'être appelé par un grand chef d'orchestre, campé par André Manoukian. La montée du nazisme en Allemagne rebat les cartes, Rachel, la professeure de piano, n'a pas trop peur mais sa mère oui : la famille est juive... Jusqu'à l'arrivée de l'idéologie en France et la rafle de Rachel...

François va accepter de jouer à Berlin, devant le parterre d'Hitler et sa clique, pendant que sa sœur joue de se relation pour sauver Rachel. Mais c'est du chacun pour soi : à la libération, la sœur va révéler à François que Rachel est décédée depuis un an, mais il était question de garder la face.

La guerre change la donne. Au final, heureusement que François va continuer le piano et être dans les papiers de grands musiciens pour sauver sa peau : ce qui sera sa vocation va s'avérer être son passeport pour survivre. Sa sœur aura tenté sa chance en embrassant la nouvelle idéologie en France : elle sera perdante. Quant à leur mère, elle sera celle qui a donné la vie à 2 collabos : une officiellement en politique et l'autre par la musique.

Il y a quelques images qui font comme des archives, en noir et blanc, légèrement striées, notamment à l'implantation du nazisme à Berlin et à la libération en France. Les collabos prennent leurs cliques, ceux qui ne se reprochent rien (ils ont fait le minimum pour sauver leur peau, comme François), ils font profil bas.

samedi 1 février 2025

Les artistes et leurs animaux

Nous les connaissons par leurs œuvres, moins par ce qui a fait leur vie privée. Ces deux ouvrages portent un autre regard sur deux artistes, un peintre et un designer de mode. Ils sont connus pour avoir été un couple emblématique avec une personne en particulier ou pour un partenariat artistique, peut-être moins pour leur relation particulières avec un animal.

Picasso et ses chiens

Pablo Picasso est connu pour ses peintures aux formes particulières. Ses chiens auront droits à leurs portraits également dans une approche particulière, soit par ses soins soit par un autre artiste en vogue à l'époque.


Ce peintre n'a pas d'attachement particulier à une race. Certains chiens sont même des croisements indéterminés. L'artiste ne se préoccupera pas trop de ses animaux, qui, bien souvent, comptent sur d'autres membres de la maison pour se nourrir - aucun animal n'est mort de faim ndlr.


Yves Saint Laurent et ses chiens

Figure incontournable de la mode, Yves Saint Laurent est aussi connu pour sa relation avec Fabergé. Mais il a aussi un attachement principal pour le bouledogue français. Un de ses chiens aura même l'occasion de passer sur un podium à côté d'un mannequin.


Un ouvrage orné de photographies : souvenirs de vacances en famille, soirées avec des amis, coulisses de défilés, soirées de gala... Il y a toujours un compagnon dans les parages. Et pas toujours sage : mordre les bas de pantalon, sauter sur les jambes des invités...

Saga ciné "Insidious"

Le premier film est sorti en juin 2011, puis octobre 2013, "La dernière clef" en janvier 2018 et "The red door" en juill...